Charlemagne a son égal : Haroun al Rachid, qui règne sur quasiment tout l’Orient. Brillant souverain, chef de guerre et prince éclairé…, le calife de Bagdad devient l’ami de Charlemagne. Tous deux sont puissants et règnent, l’un comme l’autre, sur un immense empire. Mais ils sont surtout soucieux de développer le commerce et l’artisanat et de voir s’épanouir les arts, les sciences et les lettres.

Bagdad est alors la cité la plus riche et la plus cultivée du monde méditerranéen. Et Haroun al Rachid y accueille poètes, musiciens, artistes et savants. Profondément croyant, le calife s’attache à faire régner la loi musulmane, redonne aux Lieux Saints toute leur grandeur, lutte contre l’hérésie. Ceci dans un dessein aussi politique que religieux, car l’Islam est le ciment de son empire, comme le christianisme est celui de l’empire de Charlemagne. Les seuls troubles qu’il doit réprimer sont ceux fomentés, dans de lointaines provinces, par des mouvements religieux dissidents.

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