Pendant des siècles, la théorie de la « génération spontanée » était la seule explication possible à l’apparition de la vie sur Terre : les bambous donnent naissances aux pucerons, la boue laissée par les inondations a engendré des grenouilles, etc.
La Vie n’est bien évidemment pas apparue comme ça, grâce à un coup de baguette magique. Mais, il a quand même fallu attendre le siècle dernier pour que les scientifiques nous expliquent que l’apparition de la vie sur Terre s’est faite, là encore, suite à une longue évolution de la matière.
La Vie
Un ecosyteme favorable
Vaut mieux être clair tout de suite, rechercher les origines de la vie sur Terre revient plus exactement à s’intéresser aux premières molécules organiques qui ont servi à fabriquer la vie. Vous savez : ce genre de micro-organisme, invisible à l’œil nu, mais capable de se nourrir et de se reproduire de manière autonome.
Cela dit, pour que ce genre de micro-organisme puisse voir le jour sur Terre, c’est bien parce que toutes les conditions étaient réunies :
La position de la terre : en effet, la Terre se situe à une distance idéale du soleil. Il n’y fait ni trop chaud, ni trop froid. Et la température, on le sait maintenant, joue un rôle essentiel dans l’évolution de la matière.
L’atmosphère : c’est le dôme protecteur qui, encore aujourd’hui, rend la vie possible. Elle maintient la chaleur émise par la Terre et nous protège du froid de l’espace. Mais, cette atmosphère n’était pas du tout respirable, il y a 4 Ga. Elle était remplie de gaz tels que de l’hydrogène et de l’Hélium, mais aussi du Gaz carbonique (Co2) en grande quantité.
La présence d’eau liquide : il y a 4,4 Ga, l’écorce Terrestre qui était encore en pleine formation, se serait déjà suffisamment refroidie pour permettre la formation d’eau à l’état liquide. Et qui dit eau, dit possibilité d’une évolution chimique vers la vie.
La Vie primitive est ainsi apparue très tôt dans l’histoire de la Terre : il y a au moins 3,5 Ga et pendant près de 3 milliards d’années ce fut le règne quasi exclusif des bactéries et des algues. Avec l’activation du processus de photosynthèse, l’atmosphère s’est lentement transformée : le dioxyde de carbone a été remplacé par l’oxygène.
De la mer à la terre : un passage réussi
Si pendant 3 milliards d’années les bactéries et les algues occupent les océans, des organismes plus complexes vont se développer et donner naissance aux poissons. Capables de se déplacer (nageoires), de respirer (branchies) et de s’adapter à leur environnement (eau salée > eau douce), certains d’entre eux vont commencer à sortir la tête de l’eau et se rapprocher de la terre ferme.
Le premier spécimen a tenté l’aventure vers la terre ferme était un poisson nommé : ichtyostéga. Il y parvient grâce à sa capacité à capter l’air et sa capacité à conserver les yeux humides pour voir aussi bien dans l’eau que dans l’air. Un grand nombre d’invertébrés (amphibiens) vont rejoindre la terre ferme, tels que : escargots, araignées, scorpions.
Cependant, pour s’affranchir de l’apesanteur, ces espèces vont devoir s’adapter à leur nouvel environnement. C’est ainsi que vont apparaître les premiers animaux dotés d’un squelette et de muscles de plus en plus développés, pour non seulement ramper, mais aussi grimper, s’accrocher et plus encore. Par contre, pour se reproduire, ces premiers amphibiens restent encore tributaires de l’eau.
L’ère du serpent
S’affranchir de l’eau était déjà une prouesse, mais réussir à coloniser l’intérieur des terres, c’est une autre histoire.
Ce sont les reptiles qui, les premiers, ont très rapidement dominé les milieux terrestres grâce à une technique de reproduction alors inédite : l’œuf amniotique. Cet œuf possède une coquille semi-perméable qui enveloppe les réserves alimentaires permettant à l’embryon de se développer dans un endroit sûr et bien protégé.
Ces reptiles, qui étaient relativement petits à cette époque, ont donné naissance aux grands sauriens (lézards, iguanes, caméléons, crocodiles…) et bien plus tard aux fameux dinosaures qui ont dominé les périodes Jurassique et Crétacé.
Les dinosaures
La vie sur terre a connu une accélération constante depuis son apparition, mais elle a aussi subi des ralentissements, des extinctions ou encore des évènements extérieurs.
Il y a 200 millions d’années, les dinosaures régnaient sur la planète. Jamais une espèce ne s’était aussi bien adaptée à son environnement. Il y en avait des petits, des grands, des végétariens,
des carnivores, dans le ciel, dans les mers… Et pourtant, ils vont tous disparaitre suite à un événement cataclysmique.
Il y a environ 65 millions d’années, près de la péninsule du Yucatán, au Mexique, une météorite de plus de 10 km de diamètre s’écrasa sur Terre formant le cratère de Chicxulub. Le choc, équivalent à environ un million de bombes atomiques, a été suivi d’un volcanisme sans précédent. La Terre entière plonge pendant plusieurs mois dans l’obscurité et l’air était rapidement devenu irrespirable. Les dinosaures, ainsi que les autres espèces vivantes du globe ont péri dans ce cataclysme.
Malgré tout, quelques rares espèces ont réussi à se mettre à l’abri durant cette période et à survivre : les lémuriens. Ils donneront naissance quelques temps plus tard aux mammifères.
Ces derniers ont su développer une nouvelle technique pour assurer lleur descendance : la gestation. C’est le cas de la baleine, de l’éléphant… Mais, vous l’aurez compris, nous nous intéresserons surtout au premier ancêtre de l’espèce humaine : le singe.
