Notre système solaire et les planètes qui la composent se sont formés au même moment, il y a environ 4,55 milliards d’années (Ga). A ce moment précis, la Terre n’avait rien de semblable à ce que nous connaissons aujourd’hui. L’air n’était pas respirable, les continents et les climats que nous connaissons n’existaient pas.
Il y avait, par contre, une forte activité géologique. La couche terrestre commençait à se former et les éruptions volcaniques étaient intenses. Mais ce qui caractérise avant tout notre planète : c’est la présence de l’eau. Et la Terre est la seule à en posséder à l’état liquide.
La Terre a une longue Histoire
Le Temps géologique
Dans une vie d’Homme, les jours et les années défilent à grande vitesse. Mais en géologie, le temps qui passe se calcule plutôt en million d’années.
Pour comprendre comment la Terre a évolué depuis sa création, jusqu’à nos jours, les scientifiques se sont appuyés sur l’étude des roches. On sait qu’elles se sont empilées les unes par-dessus les autres au fil du temps et grâce à leur analyse, nous pouvons déterminer leur âge.
Jusque dans les années 1980, la plus ancienne roche datée, faisait remonter l’Histoire de notre planète à 4, 016 Ga. Mais en 1983, des géologues découvrent en Australie des grains de Zircon, qui deviennent à leur tour, les plus anciens minéraux sur Terre : ils dateraient de 4,404 Ga.
C’est aussi grâce à ce système de datation des roches, que nous savons aujourd’hui comment les continents se sont formés et comment la Vie est apparue sur Terre.
L’ère des roches
Aux États-Unis d’Amérique, le Grand Canyon est sans doute l’endroit sur Terre où ce phénomène d’empilement des roches sédimentaires est le plus éloquent : il représente 2,5 milliards d’années (cliquez sur le tableau pour l’agrandir).
C’est grâce à la découverte de la radioactivité au début du XXème siècle que les scientifiques sont arrivés à déterminer l’âge exact des roches et les grandes ères qui composent l’Histoire notre planète.
Si l’ère précambrien représente 90 % du temps géologique (tableau ci-contre), c’est également la période dont on sait le moins de choses. Elle correspond surtout à la naissance et au développement des continents. Il y a très peu de fossiles qui datent de cette période, ce qui signifie qu’il y avait très peu de vie.
Quant aux ères suivantes : le Paléozoïque, le Mésozoïque et Cénozoïque, elles représentent les 10 % restant, mais elles nous ont apporté bien plus d’informations. En effet, à partir de 544 millions d’années (Mo), la Terre connait une période particulièrement intense au niveau de développement de la faune et la flore.
Les plaques continentales
A la fin de l’ère Précambrien, un Méga continent du nom de Rodina régnait sur le globe. Il avait la forme d’un gros croissant et renfermait en un seul bloc tous les continents que nous connaissons aujourd’hui. Ce méga continent s’est fragmenté. Des morceaux entiers ont commencé à dériver les uns par rapport aux autres, jusqu’à reformer un nouveau méga continent.
Ce phénomène, s’est sans doute produit à plusieurs reprises, de façon très lente, sur des millions d’années, bouleversant à chaque fois la physionomie du globe, donnant naissance à de nouveaux continents, mais également à des océans et des chaines de montagnes, dont certaines existent encore. Cette dérive des continents s’appelle la tectonique des plaques et le dernier Méga continent en date se nomme : La Pangée.
Le démembrement de la Pangée
Il a fallu plus de 200 Ma pour que la Pangée se forme. Il en faudra 200 Ma de plus pour que les continents de dispersent à nouveau et forment la carte du monde que nous connaissons aujourdh’ui.
Au début de ce démantèlement, le Sahara était recouvert de glace et l’Europe avait un climat de type équatorial. L’océan atlantique est né de la séparation de l’Amérique du Sud et du continent Africain. L’Inde, alors située au niveau de Madagascar est venue progressivement emboutir la Chine, créant au passage la chaine de l’Himalaya.
Au début de ce démantèlement, le Sahara était recouvert de glace et l’Europe avait un climat de type équatorial. L’océan atlantique est né de la séparation de l’Amérique du Sud et du continent Africain. L’Inde, alors située au niveau de Madagascar est venue progressivement emboutir la Chine, créant au passage la chaine de l’Himalaya.
Cette dérive des continents témoigne d’une activité géologique qui a été plus moins intense au cours de l’Histoire, provoquant de nombreux tremblements de terre, des éruptions volcaniques hors norme et de nombreux bouleversements climatiques.
Les glaciations
Les périodes de glaciations sont également des épisodes qui se sont produits à plusieurs reprises au cours du temps. Le dernier grand Age Glaciaire s’est terminé il y a à peine 6 000 ans. La glace couvrait alors jusqu’à 30 % de la superficie des continents.
En Amérique du Nord elle s’étendait jusqu’au niveau de la baie de Hudson (New York) avec une glace pouvant atteindre 5 000m d’épaisseur (dans Central Park on retrouve des roches qui ont été transportées par les glaciers à cette époque, puis abandonnés au moment de leur fonte).
Il y a environ 12 000 ans, le continent asiatique (Russie) était relié par la glace à l’Amérique du nord au niveau du détroit de Béring (Alaska). C’est sans doute ce passage qu’ont utilisé les premiers hommes venus de l’Asie pour peupler le continent Américain.
En résumer
Aujourd’hui, certaines planètes n’ont plus de feu intérieur comme Mercure et donc plus d’activité géologique. A l’inverse, sur terre les phénomènes géologiques se poursuivent.
A travers les temps, cette instabilité géologique (volcanisme, glaciations, dérive des continents…) a entrainé une variation du climat et a sans doute joué un rôle prépondérant dans l’apparition de la vie sur Terre.

