Premier Empire
Epoque contemporaine
Naissance
1769
Empereur
1804
Mort
1821
Parents : Letizia et Charles Bonaparte
Epouse : Marie Louis d’Autriche, Joséphine de Beauharnais
Enfants : Napoléon II (entre autres)
Napoléon Bonaparte
En 1789, le peuple met fin a la monarchie absolue pour la remplacer par une république prometteuse, avec plus de justice et de liberté. Dix ans plus tard, un coup d’Etat met fin à la Révolution sans éveiller d’autres réactions qu’un profond soulagement.
Lorsque Bonaparte revient d’Egypte en 1799, il se trouve face à un pays ruiné, au bord de l’anarchie. Par le coup d’État du 18 Brumaire, Napoléon souhaitait éviter un retour à l’ancien régime et donc, aux yeux du peuple, sauver l’œuvre révolutionnaire. Mais cet homme visionnaire, en prêtant serment à la république, ne faisait déjà que servir ses propres intérêts. D’abord Consul, puis Empereur, la France va revenir à un régime absolu, le gouvernement d’un seul homme.
Le Consulat 1799-1804
Le Consulat marque la fin de la Révolution et un retour à l’ordre. Les français ne se sont pas trompés en acclamant Bonaparte. Celui qu’on nomme dorénavant, le Premier Consul, entreprend aussitôt la réorganisation du pays.
Disposant des larges pouvoirs que lui confère la nouvelle Constitution (qu’il s’est façonnée sur mesure), Bonaparte s’attaque au redressement des finances, de l’administration et de la justice. Il donnera à la France une organisation si simple et si forte que tous les gouvernements qui se sont succédés depuis l’Empire l’ont conservée. En moins de 5 ans, il va créer le corps préfectoral, la Banque de France, la Légion d’Honneur, le Franc germinal, le Code civil, les départements, le Baccalauréat…
Absolument tout lui réussit et sa popularité grandira encore lorsqu’il parviendra à mettre fin aux guerres étrangères et à conclure avec l’Angleterre la Paix générale par le traité d’Amiens en 1802. Le Premier Consul, devenu indispensable, est nommé Consul à Vie le 4 août 1802 (16 thermidor An X) par les sénateurs.
La France redevient riche et prospère. Depuis longtemps elle n’avait été aussi bien gouvernée. Pour la première fois depuis la Révolution, nous sommes en paix avec toute l’Europe. Bonaparte apparaît aux yeux de tous comme le grand pacificateur.
Napoléon Ier – Empereur
Et le 18 mai 1804, le « petit caporal corse », inconnu de tous il y a dix ans, est nommé Empereur et sacré à Paris. La femme de Napoléon, Joséphine de Beauharnais, fut couronnée impératrice en même temps que son mari.
Dès lors, Napoléon gouverne seul et sa puissance de travail est immense. Peu à peu les Assemblées verront leur rôle réduit, les ministres les plus actifs seront remplacés par des hommes de moindre envergure. Il veut tout controler : il nomme des préfets à sa dévotion, la police surveille les suspects, la presse est muselée, l’Université impériale reçoit le monopole de l’enseignement, etc. La liberté jadis prônée par les Constituants a disparu de l’horizon, mais le pays est heureux d’avoir un souverain garant de l’ordre.
Pour autant, les tensions en Europe ne sont pas terminées. En 1805, une troisième coalition est formée: l’Autriche attaque. Mais, Napoléon y mettra fin par la victoire d’Austerlitz. La quatrième coalition voit l’écrasement de la Prusse à Iéna et des Russes à Tilsitt en 1807.
En 3 ans, Napoléon, le conquérant, a remanié la carte d’Europe, détruit le vieil Empire Germanique et posé des couronnes sur les têtes de ses frères. Sur le continent, il était bien le maître de l’Europe. Mais, sur mer l’Angleterre restait la plus forte. L’amiral anglais Nelson avait détruit la flotte française à Trafalgar (1805), sur la côte d’Espagne.
L’ambitieux despote
Après la paix de Tilsitt, l’ambition de Napoléon ne connait plus de limites. Il agit de plus en plus en despote, c’est à dire un maître tyrannique. Son entêtement et sa soif de victoire vont progressivement le conduire à sa perte.
Le blocus continental
Cherchant une solution pour contrer la suprématie anglaise sur mer, Napoléon instaure le 21 novembre 1806, partout en europe, le Blocus Continental. Mais pour empecher tout commerce avec l’Angleterre, Napoléon va devoir se rendre maître de tous les grands ports européens ( Portugal, Naples, les Etats Pontificaux, la Hollande et même les rives de la Baltique). Seulement voilà, beaucoup d’Etats, mécontents de ne plus pouvoir échanger avec l’extérieur, refusent d’obéir. Le recours sytématique à la force crée de l’instabilité, c’est contre productif.
La rupture avec la papauté
Le pape refuse lui aussi de fermer ses ports aux Anglais pour ne pas ruiner ses sujets. Napoléon, furieux, le fera enlever de Rome pour l’emprisonner en France et lui prendre ses États. Cette mesure sacrilège mécontentera les catholiques et va ternir l’autorité de l’empereur.
La guerre avec l’Espagne
Sans avoir de véritable raison, Napoléon décide de détroner le roi d’Espagne pour le remplacer par son frère Joseph Bonaparte. Le peuple espagnol se révolte contre cette injustice et va délivrer une guerre acharnée contre l’armée française qui durera jusqu’à la fin de l’Empire (1814). Les Espagnols soutenus par l’anglais (Wellington), vont même réussir à chasser les Français de chez eux.
Un Empire aux pieds d’argile
L’Empire semble à son apogée, Napoléon à placer la plupart des ses frères et parents sur les différents trones d’europe. Il se sépare de l’impératrice Joséphine qui ne lui a donné aucun héritier et épousera, en 1810, la descendante des Habsbourg : Marie Louise d’Atriche. L’année suivante naît le Roi de Rome.
Et pourtant, au milieu de tant de gloires, un sourd malaise se fait en effet sentir. Les levées d’hommes deviennent plus difficiles, le blocus continental heurte les intérêts économiques, le conflit avec le Pape, prisonnier à Savonne, inquiète les catholiques, les Rois nommés par Napoléon manifestent des velléités d’indépendance. Mais surtout l’Alliance russe se disloque et une nouvelle guerre pointe à l’horizon que l’Empereur ne désire pas.
L’Empire napoléonien – Lelivrescolaire.fr
La campagne de Russie (1812)
Le tzar de Russie se brouille à son tour avec son allié Napoléon, à cause du blocus. L’empereur Napoléon forme son armée et s’engage jusqu’à Moscou. Les russes vont alors bruler la ville pour ne rien laisser à l’armée française, ni toits pour se reposer, ni nourritures pour s’alimenter. Elle doit replier, mais la Russie, c’est loin et il fait froid ! La quasi-totalité des soldats français, épuisés, affamés et frigorifiés ne reviendront pas.
Profitant de ce désastre en Russie, les pays que Napoléon avait soumis jusque là, (l’Autriche, la Prusse, l’Allemagne) se tournèrent contre lui. La France finit par être envahie et les coalisés font savoir par la déclaration de Francfort que « les Alliés ne font pas la guerre à la France, mais à Napoléon ».
Labdication sans conditions (1814)
Napoléon luttera jusqu’au bout avec une admirable énergie lors de la campagne de France, mais ses maréchaux l’abandonnent. Bonaparte, est vaincu à Fontainebleau, Paris est pris et c’est l’abdication sans condition le 6 avril 1814.
Napoléon est prié de quitter la France. Les Alliés lui accorde la souveraineté de l’île d’Elbe, près de la côte Ouest de l’Italie, avec le titre d’empereur et une pension de deux millions que devra payer Louis XVIII. Ce dernier, frère de Louis XVI, revient alors d’exil le 3 mai et reprend le trône de France après avoir appelé les français « à accueillir à bras ouverts les envahisseurs Alliés ». Le 30 mai 1814, Louis XVIII signe le traité de Paris qui ramène la France à ses frontières de 1792.
Les Cent Jours et la défaite de Waterloo (1815)
Moins d’un an après son abdication, ayant appris l’impopularité grandissante dont jouissait le roi d’une part, et le non respect des clauses du traité de Fontainebleau qui lui garantissait le paiement d’une rente d’autre part, Napoléon quitte l’île d’Elbe et revient en France, soutenu par l’armée qui lui est restée fidèle, ainsi que le peuple qui n’a jamais accepté ce roi imposé par les puissances étrangères.
Comme au 18 brumaire, il reprend le pouvoir sans que le moindre coup de feu ne soit tiré. Louis XVIII n’aura que le temps de se réfugier en Belgique. L’Europe entière forme une nouvelle coalition qui mettra un terme définitif aux intentions de Napoléon Bonaparte. Suite à la défaite de l’armée française à Waterloo le 18 juin 1815, il abdiquera pour la seconde fois le 22 juin.
L’exil à Sainte Hélène
Napoléon séra éxilé et détenu sur une petite île au milieu de l’océan atlantique : Sainte-Hélène, à 2000km des côtes d’Afrique. Après avoir subi pendant plus de cinq années : humiliations et privations, il y meurt empoisonné le 5 mai 1821. Selon son désir, son corps fut ramené en France, mais seulement vingt ans plus tard. Sa dépouille repose aujourd’hui à Paris, sous le dôme des Invalides.
Louis XVIII remonte à nouveau sur le trône de France. Il signe le traité de Paris (1815), qui ramène cette fois ci les frontières de la France aux limites de 1789.
