Par l’ordonnance de Villers-Cotterêts du 10 aout 1539, la langue française devient désormais la langue du pouvoir royal, de l’administration, de la littérature. Tous les actes judiciaires et notariés seront rédigés en français, supplantant ainsi le latin qui était devenu complexe et peu compris de tous.

Mais le français dont il est question dans cette ordonnance est la langue d’oïl, c’est-à-dire le français parlé en ile de France et sur les bords de la Loire. L’unité linguistique, ainsi voulu dans tout le pays, prendra son temps, il faudra attendre jusqu’au milieu du XXème siècle.

 

Cette ordonnance prévoit notamment la création de l’état civil, c’est à dire pour la première fois au monde, l’enregistrement des baptêmes et des enterrements. A noter aussi qu’en 1530, il fonde le Collège des lecteurs royaux qui deviendra le célèbre Collège de France et où le grec, le latin et l’hébreu sont enseignés.

 

Cependant, c’est aussi à François 1er que l’on doit le premier emprunt national en 1522 pour financer toutes les fêtes de la cour, les guerres incessantes et la construction des nombreux châteaux. C’est donc également à cette période que remonte notre Dette Publique, un mal chronique qui va embarrasser tous ces successeurs jusqu’en 1789.