Les Capétiens
Moyen Age
Naissance
1120
Roi des Francs
1137
Mort
1180
Parents : Louis VI et Adélaïde de Savoie
Epouse : Aliénor d’Aquitaine, Constance de Castille, Adèle de Champagne
Enfants : Philippe II Auguste
Louis VII – le Jeune
Second fils de Louis VI, il n’était pas destiné à régner. Mais, la mort accidentellement de son frère ainé, le propulse au premier rang des héritiers de la couronne de France.
Il est sacré à Bourges à la mort de son père en 1137, quelques jours à peine, après avoir épousé à Bordeaux la duchesse Aliénor d’Aquitaine. Elle a 17 ans, comme lui, et lui apporte en dot : la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, le Périgord, le Limousin…
De son éducation à l’abbaye de Saint-Denis, il a gardera l’empreinte monastique et peu de goût pour les armes. Cela tombe bien, car son père lui laisse un royaume pacifié et stable, tandis que ses voisins anglais et germains sont empêtrés dans des querelles de successions.
Avec l’aide de l’ancien conseiller du royaume : Suger, il poursuit la politique de son père, mais il se montrera plutôt maladroit dans les affaires du royaume.
Conflit ouvert avec le pape
Voulant affirmer l’autorité royale, Louis VII se permet de nommer ses propres évêques et sans l’accord du souverain pontife. Cette liberté irrite beaucoup le pape Innocent II qui décide d’excommunier Louis VII.
En 1142, furieux de cette décision et par esprit de rébellion, le roi décide de marcher sur la ville de Vitry le François où siège un évêque du pape. Cet épisode va tourner au drame, puisque 1500 personnes réfugiées dans l’église vont périr dans les flammes.
En 1143, le nouveau pape, Célestin II, de nature plus conciliante, lève la sanction qui pèse sur le roi et ses domaines. En contre partie, Louis accepte de reconnaître les évêques désignés par le pape.
A titre de pénitence, et sans doute poussé par le remords qui l’habite depuis le dramatique incendie de Vitry, Louis VII décide de participer à la seconde croisade en 1147. Mais cette expédition est mal préparée et les troupes sont tenues en échec. Le retour en France en 1149 marque un tournant du règne.
Louis répudie Aliénor d’Aquitaine
Le 21 mars 1152, les infidélités de la reine et l’absence d’un héritier mâle ont eu raison du couple royal. Le mariage est annulé soit disant en raison d’une lointaine parenté entre les deux époux….Mais, Louis VII est alors à mille lieues d’imaginer les conséquences désastreuses que ce divorce aura sur l’avenir de la monarchie capétienne.
Deux mois plus tard Aliénor d’Aquitaine se remarie à Henri Plantagenêt : comte d’Anjou, duc de Normandie…et bientôt roi d’Angleterre (en 1154). En d’autres termes, Henri va hériter d’un territoire qui s’étend de Calais à Bordeaux, c’est à dire la moitié de la France…
De cette nouvelle union, Aliénor mettra au monde 8 enfants, dont : Richard Cœur de Lion (le fils prodige) et Jean sans Terre (le fils maudit). D’ailleurs tous ses fils seront rois, et toutes ses filles reines. Si bien qu’Aliénor deviendra la grand-mère de l’Europe féodale.
De son coté, en 1155, Louis VII épouse en seconde noce : Constance de Castille qui décédera malheureusement 5 ans plus tard en mettant au monde leur seconde fille (la quatrième, en tout, pour le roi). Enfin, en 1160, Louis se marie avec Adèle de Champagne qui lui donnera un fils : le futur Philippe Auguste, surnommé « Dieudonné », (donné par Dieu) tellement son arrivée était attendue.
La mort de Louis VII
Soucieux de l’avenir du royaume et malade, le souverain se résout à associer au trône son fils unique, le futur Philippe II Auguste, en 1179.
Frappé d’hémiplégie, il décède l’année suivante à Paris le 18 septembre 1180, dans la quarante-quatrième année de son règne. Philippe n’a alors que quatorze ans, mais il gouverne déjà pendant le règne de son père.
Louis VII a laissé la réputation d’un prince juste, libéral, brave de sa personne, mais simple dans sa conduite, et incapable de mener à bien les affaires du royaume. Au terme d’une longue série de revers militaires et diplomatiques. Louis VII laisse une France coupée en deux. Il appartiendra à la très forte personnalité de Philippe Auguste de régler le conflit avec les Plantagenets.

