Les Valois
Moyen Age
Naissance
1319
Roi des Francs
1350
Mort
1364
Parents : Philippe VI et Jeanne de Bourgogne
Epouse : Bonne de Luxembourg, Jeanne d’Auvergne
Enfants : Charles V, Louis d’Anjou, Jean de Berry, Philippe de Bourgogne.
Jean II le Bon
Jean II, alors duc de Normandie, succède à son père sur le trône de France le 22 août 1350 et devient ainsi le second roi de la dynastie des Valois. Excellent chevalier, il sera surnommé « le Bon » en raison de sa bravoure au combat, mais il s’agit là, surement de sa seule qualité.
Jamais la France n’a connu d’aussi graves problèmes financiers que sous son règne. Alors que la famine sévit partout dans les campagnes, Jean II mène une vie de cour dispendieuse et donne à Paris des fêtes grandioses. Les grands féodaux, les bourgeois et mêmes les paysans vont commencer à se révolter (Les Jacqueries).
Une légitimité encore mal acceptée
Lorsque Jeanne de Navarre meurt en 1349, son fils aîné, Charles le Mauvais, a 17 ans. Ce jeune homme solide et ambitieux fera connaitre très tot ses ambitions de reconquête de la Couronne de France dont il estime avoir injustement été écarté par les Valois.
Le 8 janvier 1354, il sera arrêté pour trahison lors d’un banquet, mais aussi pour avoir fait exécuter un proche du roi, le connétable Charles de la Cerda.
Charles le Mauvais
La Navarre est un royaume situé de part et d'autre des Pyrénées atlantiques. Son héritière Jeanne de Navarre ayant épousé Philippe IV le Bel, la...
De l’autre côté de la Manche, le roi d’Angleterre Édouard III, dont les droits à la couronne de France ne sont pas moindres, se délecte de ces querelles domestiques. Il va d’ailleurs en profiter pour reprendre les hostilités qui avaient été interrompues quelques années plus tôt par la Grande Peste.
La guerre reprend
En 1355, le duc de Lancastre, fils cadet du roi d’Angleterre, défit les français à Rouen. Pendant ce temps, le Prince Noir, fils aîné du roi, se lance depuis Bordeaux dans une chevauchée ravageuse vers le Nord.
Le désastre de Poitiers
A l’aube du 19 septembre 1356, Jean le Bon est bien décidé à mettre un terme au raid mené par le Prince de Galles, ce fameux Prince Noir, qui depuis plus d’un an, cause la ruine du royaume. Après une poursuite de quelques semaines, Jean retrouve son ennemi à Nouaillé, près de Poitiers. Il s’engage dans la bataille avec une armée deux fois plus importante, mais il se fait battre et même capturer.
Jean II est fait prisonnier et emmené en Angleterre où il demeurera plus de 4 ans. Mais, sa nouvelle résidence n’a rien d’une prison. Le roi jouit d’une totale liberté et y recompose sa Cour parisienne : une cinquantaine de serviteurs, un bouffon, trois médecins et un confesseur. En contre partie, Jean II doit négocier un traiter de paix avec les Anglais.
Le traité de Bretigny
Ouvertes en 1357, les négociations semblent ne devoir jamais aboutir tellement la demande est irrecevable pour les français. La rançon est fixée à 3 millions d’écus d’or et Edouard III demande également la pleine souveraineté sur la Normandie, le Maine, l’Anjou, le Touraine, le Poitou, l’Aquitaine et la Navarre
Deux ans plus tard, les négociations sont toujours au point mort et le roi d’Angleterre commence à perdre patience. Il assigne Jean II le Bon à résidence, puis six mois plus tard, il est transféré dans la sinistre forteresse de Somerton, puis au printemps 1360, à la Tour de Londres.
Le Traité de Brétigny est finalement signé le 8 mai 1360. Le roi est libéré, mais en attendant que les transactions soient menées à bien, il doit laisser en otage deux de ses fils : Louis d’Anjou et Jean de Poitiers.
Jean II le Bon meurt en captivité
Louis d’Anjou, alors otage des anglais, a eu la malheureuse idée de s’enfuir. Ce scandale risque de rallumer la guerre entre les deux souverains. C’est pourquoi Jean II le Bon décide de réparer lui même cet affront en se portant à nouveau prisonnier des anglais. Il mourra à Londres le 8 avril 1364.
De mauvaises langues susurrent que c’est moins l’honneur, que le souvenir d’une belle Anglaise qui l’a ramené dans sa confortable prison.
Le lieutenant du royaume
Depuis la captivité de Jean II, son fils aîné : Charles, prend la tête du gouvernement avec le titre de « lieutenant du royaume ». Il n’a que 18 ans, mais il a infiniment plus de sagesse que son père.
A la mort du roi, le trone lui revient de droit, mais il n’oublie pas ses frères qui reçoivent en apanage :
- le comté d’Anjou pour Louis
- le duché de Berry à Jean
- le duché de Bourgogne à Philippe le Hardi, apanage qui causera bien des tourments à la royauté.
