Renaissance

Temps Modernes

Naissance
1550
Roi des Francs
1561
Mort
1574

Parents : Henri II et Catherine de Médicics

Epouse : Elisabeth d’Autriche

 

Charles IX

Charles IX n’a que 10 ans lorsqu’il succède à son frère ainé. Tout aussi fragile et inconstant, il n’est pas fait pour gouverner. Mais cette fois ci, Catherine de Médicis assurera elle-même la régence du royaume.

Le massacre de Wassy

Depuis 1540 que la Réforme connaît un vif succès, les escarmouches entre catholiques et protestants se multiplient.  Catherine de Médicis cherche un moyen d’apaiser les tensions entre les deux camps. Mais, sa politique passe mal auprès du duc de Guise qui ne comprend pas l’attitude de la reine mère. Il va commettre l’irréparable.

Le Ier mars 1562, François de Guise se rend à Wassy où les cloches sonnent pour célébrer le culte protestant. Il demande au pasteur, en application de la Loi, d’interrompre la cérémonie. La contestation est immédiate et dégénère en un véritable massacre.

La nouvelle se propage dans le pays comme une traînée de poudre. Dès lors, des scènes atroces et affligeantes vont s’observer un peu partout en France entre catholiques et protestants. C’est le début de la guerre de Religion et d’un demi-siècle de guerre civile.

Le 8 août 1570, des pourparlers entre les deux camps donne lieu à la paix de Saint-Germain, qui accorde des conditions avantageuses aux protestants. Leur chef : l’amiral Gaspard de Coligny, gagnera la confiance du roi, qui entre temps est devenu majeur.

Le massacre de la Saint Barthélémy

Le 18 aout août 1572, on célèbre le mariage ente la sœur du roi : Marguerite de Valois (catholique) et d’Henri de Navarre (protestant). Cette union devait venir renforcer l’idée de réconciliation entre les deux camps. Mais au courant de ce mois d’aout, Catherine de Médicis en personne va se retrouver à l’origine du plus grand massacre religieux en France.

Depuis Wassy, l’amiral Gaspard de Coligny, occupe une place privilégiée aux côtés du roi. Très influent, il va encourager Charles IX à porter secours aux protestants dans les Flandres (Pays bas espagnols). Mais, Catherine de Médicis commence à trouver Coligny un peu trop proche du pouvoir. Une guerre extérieure contre les espagnols serait en effet assez malvenue.

Soucieuse de conserver la paix, elle décide de faire assassiner Coligny et en appelle au duc de Guise pour effectuer le sale travail. Mais, cette tentative d’assassinat va échouer, il ne sera que blesser. La nouvelle se répand dans le tout Paris et échauffe à nouveau les esprits des huguenots qui étaient venus en masse dans la capitale pour célébrer les noces de réconciliation.

En apprenant la nouvelle, le Roi est fou de rage et promet de rendre justice. Sauf que voilà, il ignore tout du complot que fomentait sa mère. Nous sommes le 22 aout 1572.

Le lendemain, Catherine de Médicis est prise de panique, car si la vérité éclate, les protestants vont se ruer au Louvre, tuer les catholiques, elle et qui sait le Roi ? Aussi, elle décide d’agir avant qu’il ne soit trop tard et supprimer tous les huguenots…dans la nuit du 23 au 24 aout 1472.

Mais il faut en avertir le roi et personne ne sait comment il réagira lorsqu’il découvrira non seulement l’auteur du complot, mais aussi le terrible drame qui se dessine. Froid et presque inconsciemment, toujours enclin à faire ce qu’on attend de lui, le roi prononça les mots suivants : « Eh bien, par la mort dieu, qu’on les tue, mais qu’on les tue tous, qu’il n’en reste pas un pour me le reprocher ! »

Il est 23 heures ce 23 août 1572 la nouvelle se répand vite. Lorsque retentit le sinistre glas, le duc de Guise court assassiner l’amiral de Coligny : c’est le prélude à la tuerie générale.

Les nobles huguenots logés au Louvre sont appelés dans la cour où ils sont impitoyablement massacrés. Dans la rue, la populace tue à tout va. Au prétexte de supprimer les protestants, on élimine ennemis, concurrents, parents à héritage, on se livre au pillage en toute impunité. Enfants, femmes enceintes, vieillards, nul n’est épargné. Les victimes mutilées sont jetées dans la Seine. De Paris, le massacre gagne la province et les grandes villes du royaume, Lyon, Dijon, Blois, Tours, etc. Nombreux sont les témoins protestants mais aussi catholiques, horrifiés par ces violences que seul dicte le fanatisme religieux.

Henri de Navarre au plus fort du massacre, se voit menacé par le roi lui-même qui lui tiendra les propos suivants : « La mort ou la messe ! » Henri choisira la messe, il se converti au catholicisme le 28 septembre 1572. (Il redeviendra protestant en 1576 lorsqu’il s’évadera de la Cour).

Fin de règne

Charles IX meurt le 30 mai 1574 de la tuberculose.  Amboise Paré dira après son autopsie : ses deux poumons sont pourris ! N’ayant pas eu d’enfants avec Élisabeth, c’est son frère : Henri III, tout juste élu roi de Pologne en 1573, qui lui succède.

C’est sous son règne que sera construit le palais des Tuileries. C’est aussi avec lui, le 4 juillet 1564, que le commencement de l’année est fixé au mois de janvier.