Renaissance
Temps Modernes
Naissance
1519
Roi des Francs
1547
Mort
1559
Parents : François Ier et Claude de
Epouse : Catherine de Médicis
Enfants : François II, Charles IX, Henri III
Henri II
Second fils de François Ier et de Claude de France, il devient l’hériter de la couronne de France à la mort de son frère ainé en 1536. A la mort de son père : François Ier en 1547, il décide de poursuivre la politique menée jusque-là : renforcement de la centralisation monarchique, lutte extérieure contre les Habsbourg, lutte intérieure contre les Huguenots.
Catherine de Médicis : un mariage de raison
Henri et Catherine ont 14 ans lorsqu’ils se marient le 28 octobre 1433 et ne savent pas encore qu’ils vont entrer dans l’Histoire de France. Henri est le fils cadet de François Ier et Catherine est l’unique héritière d’une grande famille Florentine (fille de Laurent II de Médicis et nièce du Pape Léon X). Cette union dissimule une habile manœuvre diplomatique des Médicis et des Valois pour faire front aux ambitions du puissant Empereur Charles Quint.
Rappelons ici que la France est non seulement encerclée par l’Empire de son rival, mais qu’à ce moment Henri II était le seul à défendre la préférence catholique face la montée du protestantisme en Europe.
Catherine voue une grande tendresse au roi qui lui est très attaché. Ensemble, ils auront 10 enfants. Mais à la mort du Roi, Catherine l’enjouée changera. Elle deviendra vite cette reine impitoyable, en partie responsable du massacre de la Saint Barthélemy.
Les conquêtes militaires
Poursuivant la politique de son père, Henri II entend bien briser l’encerclement du royaume de Charles Quint. Le 12 février 1552, le roi déclare la guerre à l’empereur sur le front Nord Est. Après s’être entendu avec les Princes allemands, il récupère au terme d’une bataille ressemblant davantage à une promenade militaire, les 3 évêchés de : Metz, Toul et Verdun.
En 1558, c’est Calais qui sera reprise par le Duc de Guise. Tombée aux mains des Anglais en 1337 (au début de la guerre de Cent Ans), cette place forte était réputée imprenable.
La paix de Cateau-Cambresis
En 1557, les espagnols alliés aux anglais remportent la victoire de saint Quentin et sont proches de Paris. De son coté, alarmé par les progrès du Protestantisme, Henri II décide d’arrêter, à n’importe quel prix, la guerre étrangère pour concentrer tous ses efforts sur les problèmes intérieurs, c’est-à-dire éradiquer la Réforme.
Des pourparlers de paix s’ouvrent à l’automne 1558 et le roi de France est prêt à faire d’énormes concessions, mais c’est d’abord l’épuisement financier qui pousse Henri II et Philippe II d’Espagne à mettre un terme au duel entre Valois et Habsbourg engagé par leurs pères (François 1er et Charles Quint) en 1519.
Le 3 avril 1559 : Henri II signe avec Philippe II d’Espagne et Elizabeth Ière d’Angleterre le Traité de Cateau-Cambrésis, mettant ainsi fin à soixante ans de guerres contre les Habsbourg. En plus de renoncer aux rêves italiens de ses prédécesseurs, Henri II rend la Corse, le Piémont, la Savoie et la Bresse, terres impériales que les Français avaient conquises. Une décision qui provoque le désespoir de la reine Catherine de Médicis et l’indignation des Guise.
La lutte contre la Réforme
Le roi a désormais les mains libres pour s’occuper de politique intérieure et des protestants. Dès 1551 la censure est mise en place et la répression va se transformer en persécution active. Le 2 juin 1559, est voté l’Édit d’Ecouen : la peine de mort devient la sanction unique pour les convaincus de protestantisme. De la guerre européenne, la France va tomber dans la guerre civile et religieuse.
A noter que depuis 1556, Charles Quint a abdiqué. Son empire est partagé entre son fils : Philippe II qui est devenu roi d’Espagne et son cousin : Ferdinand Ier, archiduc d’Autriche et nouvel empereur. Il y aura désormais les « Habsbourg d’Autriche » et les « Habsbourg d’Espagne » …qui se détesteront cordialement.
Le tournoi fatal
Un tournoi de chevalerie est organisé à l’occasion du mariage d’Élisabeth, fille aînée du roi, avec Philippe II, roi d’Espagne. (Ce dernier ne s’est pas déplacé, mais a délégué un cardinal pour un mariage par procuration).
Malgré, ses quarante ans, Henri II veut prouver sa vigueur à sa chère maîtresse Diane de Poitiers et décide de participer lui-même aux joutes anciennes. L’enthousiasme est général, mais la reine Catherine de Médicis, superstitieuse est profondément angoissée.
La nuit précédente, elle a vu en rêve son époux blessé, la tête ensanglantée. Ce songe sinistre vient renforcer la prédiction que Nostradamus (1503-1566) a fait à la Catherine de Médicis quelques temps plus tôt, annonçant la « mort cruelle du roi ». Pour ajouter à l’inquiétude de la reine, Henri monte un cheval baptisé « Malheureux ». Elle demande au roi de ne pas participer aux joutes…
L’accident se produit pourtant, Henri II tombe à terre après qu’une lance transperce la tête du roi, de l’œil gauche jusqu’à l’oreille. Les meilleurs chirurgiens sont requis pour soigner le souverain. Parmi eux, l’illustre Ambroise Paré et le chirurgien attitré du roi d’Espagne, André Vésale. Henri II meurt le 10 juillet 1559 après dix jours d’agonie.
Après sa mort, ses trois fils se succèderont sur le trône de France : François II, Charles IX et Henri III, sans laisser d’héritiers. Ainsi s’éteint la branche des Valois, passant la couronne à la maison de Bourbon en la personne de Henri de Navarre, époux de Marguerite de Valois : fille d’Henri II.