Il s’agit d’un vase liturgique en argent qui fut intégré au butin des Francs lors de la guerre contre Syagrius. L’évêque de Reims, Saint Rémi, envoya un messager à Clovis afin qu’il restitue cet objet en raison de sa valeur sacrée. Mais la règle de partage des prises de guerre était stricte. Chaque part, y compris celle du roi, devait être tirée au sort.

Malheureusement, le tirage au sort à Soissons n’attribua pas le vase à Clovis. Il décide de le réclamer malgré tout, prétextant un passe-droit. Un soldat s’y opposa et brisa le vase avec une hache en disant : « tu n’auras rien que ce que le sort t’attribuera vraiment ».

Bien plus tard, lors d’une revue de son armée à Soissons. Clovis remarqua que les armes de celui qui avait frappé le vase étaient mal entretenues. Il les jeta à terre et tandis que le soldat se penchait pour les ramasser, Clovis lui fracassa le crâne en disant : « ainsi as-tu fait à Soissons avec le vase ». Il profita ainsi du droit de vie et de mort que le Roi avait sur ses sujets.

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