La Révolution
Temps Modernes
La Constitution de l’an III a donné le pouvoir législatif à deux assemblées et le pouvoir exécutif à cinq directeurs, qui nommeront ensuite huit ministres. Bref, tout a été pensé dans cette nouvelle constitution pour éviter une nouvelle dictature.
Aux frontières, la France est toujours engagée dans un conflit qui l’oppose à de nombreuses armées étrangères. En 1796, le Directoire décide d’envoyer sur le front de l’Est, trois de ses généraux : Jourdan et Moreau sur le Rhin et Bonaparte en Italie. Ce dernier sera le seul à enchainer les victoires .
Le Directoire
(du 27 octobre 1795 au 10 novembre 1799)
La seule éclaircie à l’horizon se situe au delà de nos frontières. Le Général Bonaparte obtient victoires après victoires et parvient à faire oublier l’image d’une France aux abois.
Le général Bonaparte
Napoléon Bonaparte est né à Ajaccio, dans l’île de Corse, le 15 août 1769. Sa famille était noble, mais sans le sou. Second enfant d’une fratrie de huit, son père l’envoye dès l’âge de 10 ans au collège militaire de Brienne (en Champagne) pour devenir officier.
C’était alors un petit garçon pas très beau, maigre, mal peigné, mais très intelligent, travailleur, très fort surtout en mathématiques. Pas du tout bavard, il jouait peu avec ses camarades qui se moquaient de lui à cause de son accent corse. Il préférait réfléchir tout seul dans un coin. A 15 ans, il est reçu à l’Ecole militaire de Paris et en sortira au bout d’un an avec le grade de sous-lieutenant d’artillerie. A 24 ans, il est nommé capitaine et se fera remarquer au siège de Toulon, alors occupé par les Anglais. Fin stratège, la ville tombera grâce à l’habileté avec laquelle il dispose ses canons. A 25 ans, il est nommé général.
Après l’italie, Bonaparte s’impose en Autriche
Après avoir vaincu les armées de Wurmser et d’Alvinczy envoyées contre lui par l’Autriche, Bonaparte fonce en direction de Vienne. Désobéissant aux ordres, qu’il juge stupides, Bonaparte mène son armée comme bon lui semble et obtient la rédition de l’Autriche avec qui il signe une paix le 18 octobre 1797. Grace à ses victoires, les Directeurs n’osent rien dire, car Bonaparte leur permet de remplir les caissent du pays.
Mais cette popularité, nouvelle et soudaine, dérange le Directoire qui de son coté, pène à s’imposer. Pour l’empecher de leur faire de l’ombre, les membres du Directoire décident d’envoyer celui qu’ils aiment appeler le « petit caporal Corse » en Egypte, dans une nouvelle campagne militaire, loin de la capitale.
La campagne d’Egypte
Les victoires de Bonaparte contre l’Autriche met un terme à la première coalition étrangère. Seule l’Angleterre reste encore à convaincre, mais les pourparlers de paix, engagés entre Pitt et Talleyrand, n’ont pas abouti.
S’attaquer à l’Egypte, est une manière indirecte d’atteindre les intérêts britanniques, en coupant la route des Indes aux Anglais. Bonaparte s’empare de Malte, débarque en Egypte et s’impose une nouvelle fois. Tout semble lui réussir, mais la flotte qu’il avait amenée a été détruite par l’amiral anglais Nelson et la France n’a pas pu conserver l’Egypte.
Le coup d’État du 18 Brumaire 1799
A la fin du mois d’août 1799, Bonaparte apprend qu’une nouvelle coalition s’est formée et qu’elle multipliait les victoires faces aux Français. Il comprend le danger et décide de revenir en France. Il arrive le 9 Octobre 1799 à Fréjus, où il est accueilli comme un sauveur.
A Paris, le Directoire continue à s’enliser. Le pays est las du désordre constant et de l’incompétence de ceux qui gouvernent. La république est en péril.
Sieyès, élu Directeur au printemps précédent, souhaite rétablir un semblant d’ordre en se débarrassant aussi bien des royalistes que des républicains. Pour cela, il décide de faire appel à l’armée pour renforcer le pouvoir exécutif. A la mi-octobre, Sieyès rencontre le général Moreau, qui lui conseille de s’adresser à Bonaparte, le seul capable d’éviter à la France les affres de l’invasion.
Le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), les députés décident de donner le commandement de la Garde nationale à Bonaparte. Avec le soutien de ses généraux et d’un commun accord avec les députés, ils abolissent le Directoire.
Une commission consulaire, composée de Bonaparte, Sieyès et Ducos, reçoit les pleins pouvoirs. Les trois consuls prêtent serment face à l’Assemblée, jurant de défendre la Nation et la République. C’est alors que Bonaparte déclarera : « citoyens, la Révolution est fixée aux principes qui l’ont commencée, elle est finie ». Le Consulat marque la fin de la Révolution. Elle avait duré dix ans, de 1789 à 1799.